Depuis plusieurs années, Al Jazeera adopte une ligne éditoriale que de nombreux observateurs jugent partiale envers le Maroc. À chaque reportage ou carte diffusée sur la chaîne, le Royaume apparaît scindé en deux zones : le « Maroc » d’un côté, et le « Sahara occidental » de l’autre. Un découpage qui, sous une apparence technique, s’inscrit dans une logique politique lourde de conséquences.
Un découpage visuel qui déforme la réalité
Les cartes diffusées par Al Jazeera, sur ses chaînes arabophone et anglophone, présentent systématiquement les provinces du Sud comme une entité à part. Ce choix graphique, loin d’être neutre, induit une idée de séparation, voire d’occupation.
Aux yeux du téléspectateur international, il donne à croire que le Maroc n’exerce qu’un contrôle partiel sur son propre territoire. Or, depuis la Marche Verte de 1975, le Royaume a intégré ses provinces sahariennes dans une dynamique de développement, d’investissement et de stabilité incontestable.
Le langage utilisé par la chaîne renforce ce sentiment.
Des expressions telles que « Western Sahara », « territoires occupés » ou « conflit non résolu » reviennent fréquemment, sans jamais rappeler la position du Maroc, reconnue par de nombreux pays et soutenue par les résolutions onusiennes qui qualifient la proposition marocaine d’autonomie de « crédible et sérieuse ».
Une stratégie médiatique aux relents politiques
Derrière cette répétition, il y a une ligne éditoriale.
Al Jazeera, financée par le Qatar, entretient depuis longtemps une approche géopolitique marquée par ses propres alliances régionales. Dans le dossier du Sahara, la chaîne adopte une rhétorique qui se rapproche des positions du Polisario et de ses soutiens, en occultant le point de vue marocain ou en le réduisant à une simple revendication territoriale.
Ce choix n’est pas anodin. Il participe à la construction d’un imaginaire collectif où le Maroc serait « divisé » ou « occupant ».
Cette vision fausse occulte une réalité : celle d’un pays unifié, d’un territoire pacifié, et d’une population sahraouie intégrée dans le tissu national marocain.
Un récit biaisé qui sert certains agendas
Chaque reportage, chaque carte, chaque légende compte.
Lorsque des millions de téléspectateurs voient le Maroc coupé en deux, ils ne voient plus un pays souverain, mais un espace disputé. Et c’est précisément l’objectif implicite de cette présentation : maintenir l’idée d’un Maroc “contesté” pour affaiblir son image internationale.
Ce procédé journalistique, répété dans le temps, agit comme une campagne d’influence douce. Sous prétexte d’objectivité, il façonne une perception négative du Royaume et alimente des tensions inutiles, au détriment de la vérité historique et géographique.
La riposte par la parole et les faits
Face à cette manipulation médiatique, le Maroc n’a plus à se justifier.
Son intégrité territoriale repose sur des faits, non sur des cartes falsifiées : infrastructures majeures dans les provinces du Sud, croissance économique supérieure à la moyenne nationale, développement portuaire et industriel, stabilité politique et sociale.
Le Sahara marocain est une réalité vécue au quotidien, pas une hypothèse à débattre sur un plateau de télévision.
Le défi pour les médias marocains et africains est désormais clair : reprendre la parole, raconter le Maroc réel, et contrer les narrations déformées venues de l’extérieur.
Car dans un monde où l’image vaut autant que le mot, laisser d’autres redessiner la carte du Royaume, c’est accepter qu’ils redessinent aussi son histoire.
Chronexium Research Desk ; analyse comparative de la couverture médiatique internationale 2024-2025 ; études d’images satellite et rapports sur la représentation médiatique du Maroc.