Une application “révolutionnaire” sur le papier
Conçue par la CAF et le Comité Local d’Organisation, Yalla devait symboliser la modernisation du tournoi : une plateforme tout-en-un regroupant la billetterie, le Fan ID et le e-Visa pour les supporters étrangers.
L’ambition était claire : simplifier l’expérience des fans, digitaliser le processus d’accès aux stades et faire de la CAN 2025 la plus connectée de l’histoire du football africain.
Mais dès les premières heures du lancement, le rêve s’est transformé en cauchemar.
Un lancement raté dès le premier jour
Le lundi 13 octobre, l’ouverture officielle des ventes était très attendue. En théorie, les premiers billets devaient être accessibles via l’application Yalla, téléchargeable sur Android et iOS.
En pratique, les utilisateurs ont été confrontés à une avalanche de problèmes :
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Chargement infini dès l’ouverture de l’application.
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Impossibilité de créer un compte ou de recevoir le code de validation.
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Billetterie inaccessible, parfois même avant la phase de paiement.
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Messages d’erreur et blocages permanents.
Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre. Des captures d’écran, des vidéos et des commentaires ironiques ont envahi la Twitoma marocaine. Certains parlent d’“arnaque”, d’autres de “test grandeur nature” mené sur les supporters.
La colère des supporters
Face à ces dysfonctionnements, la frustration s’est rapidement transformée en colère. Beaucoup dénoncent un manque de préparation, une absence de test avant le lancement, et une communication quasi inexistante de la part des organisateurs.
Pour un événement aussi attendu, cette désorganisation numérique est perçue comme une humiliation. Des supporters marocains affirment avoir passé des heures devant l’application sans jamais réussir à acheter un seul billet.
D’autres estiment que la CAF et le comité d’organisation ont sous-estimé le trafic massif attendu dès l’ouverture.
Un silence qui en dit long
Pendant plusieurs heures après le lancement, ni la CAF ni le comité d’organisation n’ont communiqué officiellement sur la situation. Aucune explication, aucun communiqué, aucune indication sur la cause du bug ni sur la date d’une éventuelle correction.
Un simple numéro de support est apparu sur la page de l’application, sans réelle réponse. Ce silence a accentué la colère des supporters, qui estiment avoir été laissés à l’abandon.
Une image à restaurer
Cet épisode ternit l’image d’un tournoi qui se voulait moderne et exemplaire. La CAN 2025, première grande compétition internationale organisée au Maroc depuis des années, devait être vitrine du savoir-faire africain.
Aujourd’hui, elle symbolise plutôt le décalage entre les ambitions technologiques et la réalité du terrain.
Pour regagner la confiance du public, les organisateurs devront non seulement corriger les failles techniques, mais aussi communiquer clairement sur les causes et les solutions mises en place.
Conclusion
L’échec du lancement de Yalla est un rappel brutal : la technologie ne suffit pas sans préparation, anticipation et transparence.
Les supporters marocains, passionnés et exigeants, espèrent désormais que les corrections promises seront effectives rapidement, pour que l’application tienne enfin ses promesses.
Car à moins d’un redressement rapide, le fiasco de Yalla restera comme une tache sur le début de cette Coupe d’Afrique des Nations tant attendue.