La prochaine Coupe du monde, prévue en 2026, s’annonce historique à plus d’un titre. Pour la première fois depuis l’édition Corée du Sud – Japon en 2002, le tournoi sera co-organisé par plusieurs nations : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Cette configuration, inédite à cette échelle, confirme une tendance de fond dans le football moderne : celle de la co-organisation. Le principe sera d’ailleurs reconduit en 2030, avec un trio Maroc–Espagne–Portugal, marquant une nouvelle ère où les grandes compétitions deviennent le fruit d’une collaboration entre nations.
Sur le continent africain, neuf nations ont déjà validé leur billet pour le Mondial 2026 : le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, l’Algérie, le Ghana, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Si la plupart de ces sélections sont des habituées des grandes compétitions, le Cap-Vert crée la surprise en décrochant sa toute première qualification pour une Coupe du monde. Une performance historique qui illustre la progression constante du football sur l’ensemble du continent.
En plus de ces neuf qualifiés, quatre nations se disputeront encore leur place à travers les barrages : Nigeria, Gabon, Cameroun et RD Congo. Des affiches relevées, où chaque détail comptera, tant la marge entre ces équipes est infime.
Cette édition s’annonce donc comme un tournant pour le football africain. Car l’Afrique n’avance plus en outsider résigné. Elle revendique désormais un statut à part entière. Le Maroc, demi-finaliste au Qatar en 2022, a montré la voie. Le Sénégal, vainqueur de la CAN 2021, a confirmé sa montée en puissance à travers plusieurs matchs amicaux de prestige : une victoire 4–2 contre le Brésil, puis un succès 3–1 face à l’Angleterre au City Ground, stade mythique de Nottingham Forest. Ces performances rappellent que les équipes africaines ne viennent plus simplement “participer” : elles viennent compétir, avec des ambitions claires et des bases solides.