Le fragile cessez-le-feu conclu le 10 octobre entre Israël et le Hamas est à nouveau mis à rude épreuve.
Ce dimanche, deux soldats israéliens ont été tués dans une explosion à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, toujours occupée par l’armée israélienne.
Selon les autorités israéliennes, l’explosion aurait été provoquée par une attaque du Hamas. Le mouvement islamiste, de son côté, nie toute implication et dénonce « une manipulation destinée à justifier une reprise des hostilités ».
En représailles, l’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes sur la bande de Gaza, causant la mort de 45 Palestiniens, d’après un bilan communiqué par la défense civile de Gaza et relayé par Le Monde.
La veille déjà, neuf Palestiniens, dont plusieurs enfants, avaient été tués par des tirs israéliens visant un bus, selon la même source. Ces incidents avaient entraîné une première série d’échanges d’accusations entre les deux camps, chacun reprochant à l’autre d’avoir rompu le cessez-le-feu. Malgré cette escalade, le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l’accord de cessez-le-feu restait en vigueur, appelant Israël et le Hamas à « faire preuve de retenue pour éviter une reprise totale des combats ».