Sahara : le Maroc consolide son front diplomatique pendant que l’Algérie s’isole

Par Youssef Boulayoun • 31 oct. 2025, 14:36 • 3 min de lecture • Monde
Sahara : le Maroc consolide son front diplomatique pendant que l’Algérie s’isole

Le dossier du Sahara marocain ne cesse de s’imposer comme une constante de la diplomatie du Royaume. Depuis plusieurs années, le Maroc a réussi à imposer sa lecture politique du conflit en s’appuyant sur une stratégie cohérente, patiente et pragmatique. En parallèle, l’Algérie, qui se veut partie « non impliquée », se retrouve de plus en plus isolée sur la scène régionale et internationale.

La reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara, en décembre 2020, a marqué un tournant diplomatique majeur. Depuis, une trentaine de pays ont ouvert des consulats à Laâyoune ou Dakhla, consacrant ainsi la légitimité de la position marocaine. De l’Afrique à l’Amérique latine, en passant par les Caraïbes, les soutiens se multiplient, confirmant la crédibilité du plan d’autonomie proposé par le Royaume sous souveraineté marocaine.

À l’opposé, l’Algérie s’entête à maintenir une posture rigide, continuant à financer et à armer le Polisario dans une logique de confrontation dépassée. Ses tentatives d’influencer certains États africains n’ont guère produit d’effet durable. Même au sein de l’Union africaine, le ton a changé : les partisans d’une approche réaliste et pacifique gagnent du terrain.

Le Maroc, lui, a misé sur la diplomatie économique et culturelle. Ses partenariats avec des pays africains dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de la formation et de la finance lui ont permis d’ancrer sa présence dans le continent sur des bases solides. L’ouverture de consulats, la multiplication des visites officielles et les initiatives royales dans le cadre de la coopération Sud-Sud ont donné une profondeur nouvelle à sa diplomatie africaine.

Pendant ce temps, la diplomatie algérienne se trouve marginalisée. Ses alliances traditionnelles — notamment avec certains pays d’Amérique latine — s’effritent, et sa rupture des relations avec le Maroc n’a fait que souligner son isolement. Sur le plan international, même les grandes puissances optent pour une approche réaliste : le Conseil de sécurité de l’ONU insiste désormais sur une solution politique « réaliste, pragmatique et durable », reprenant mot pour mot les termes de la proposition marocaine.

Au-delà de la politique, le Maroc a su tisser des liens d’influence culturelle et spirituelle, à travers la coopération religieuse et les échanges éducatifs. L’Algérie, enfermée dans une diplomatie de rupture et de ressentiment, se prive des opportunités qu’offre l’intégration régionale.

Le dossier du Sahara ne se joue plus seulement sur le terrain géopolitique, mais aussi sur celui du développement et de la stabilité. En se positionnant comme acteur de paix et de croissance, le Maroc a su transformer un différend territorial en levier de rayonnement diplomatique.

L’isolement de l’Algérie, résultat de choix stratégiques rigides et d’une diplomatie tournée vers le passé, contraste avec l’approche constructive du Royaume. Plus que jamais, le Sahara marocain illustre la victoire du réalisme sur l’idéologie, du développement sur la confrontation, et du consensus sur l’isolement.

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