Sahara marocain : la Belgique rejoint le camp du réalisme

Par Youssef Boulayoun • 24 oct. 2025, 11:04 • 3 min de lecture • Monde
Sahara marocain : la Belgique rejoint le camp du réalisme

La Belgique vient de reconnaître la proposition d’autonomie marocaine comme la seule base sérieuse et crédible pour résoudre le différend autour du Sahara. Une avancée diplomatique majeure qui renforce la position du Maroc sur la scène internationale.

Le soutien belge, une étape stratégique pour Rabat

Dans un communiqué conjoint publié le 23 octobre 2025, la Belgique a exprimé son appui officiel au plan d’autonomie marocain pour le Sahara. Bruxelles rejoint ainsi la longue liste des pays européens et africains qui soutiennent la vision de Rabat — parmi eux, l’Espagne, la France, l’Allemagne ou encore les Pays-Bas.

Cette reconnaissance, fruit d’un travail diplomatique de fond, confirme l’évolution du discours européen : le référendum d’autodétermination n’est plus évoqué, et la solution politique “réaliste, pragmatique et durable” — selon la terminologie de l’ONU — s’impose comme référence.


Une victoire pour la diplomatie marocaine

Pour le Maroc, ce soutien symbolise la consolidation du consensus international autour de sa position.
La stratégie marocaine, fondée sur la diplomatie économique, les investissements massifs dans les provinces du Sud et l’ouverture de plus de 30 consulats à Dakhla et Laâyoune, porte ses fruits.

L’approche du Royaume combine développement local et coopération internationale, transformant le Sahara en véritable pôle d’attraction pour les investisseurs africains et européens.


Répercussions régionales et géopolitiques

Le ralliement belge isole davantage le Front Polisario et ses soutiens. L’Algérie, principal allié du mouvement séparatiste, se retrouve dans une position diplomatique délicate, alors que les grandes puissances occidentales semblent désormais alignées sur la thèse marocaine.

Cette évolution intervient dans un contexte où le Maghreb est appelé à jouer un rôle clé dans la stabilité du Sahel et la sécurité énergétique euro-africaine.
Le Maroc s’impose ainsi comme un acteur pivot du nouvel équilibre régional.


Vers un basculement définitif ?

L’enjeu pour Rabat est désormais d’ancrer cette dynamique dans la durée.
Avec le soutien croissant des partenaires européens, le plan d’autonomie pourrait devenir le cadre de référence du Conseil de sécurité lors de ses prochaines résolutions.
Un tournant historique pour un dossier vieux de près de cinquante ans.

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