Désinformation et activisme numérique : les relais médiatiques du Polisario à l’épreuve de la vérité

Par Youssef Boulayoun • 18 oct. 2025, 19:11 • 5 min de lecture • Enquête
Désinformation et activisme numérique : les relais médiatiques du Polisario à l’épreuve de la vérité

Derrière le discours d’autodétermination qu’ils véhiculent, certains réseaux et figures médiatiques proches du Polisario mènent une véritable guerre de communication contre le Maroc. Enquête sur les mécanismes de cette propagande et sur la riposte marocaine fondée sur la légitimité et les faits.

Depuis plusieurs années, la bataille autour du Sahara marocain ne se joue plus seulement sur le terrain diplomatique ou onusien, mais aussi sur celui — redoutable — de la désinformation numérique. À travers des comptes anonymes, des ONG relais ou certaines personnalités occidentales mal informées, le Polisario orchestre une stratégie médiatique visant à influencer l’opinion publique internationale.


Un réseau d’influence construit sur la confusion

Sous couvert de « solidarité avec le peuple sahraoui », de nombreux acteurs — souvent éloignés de la réalité du terrain — relaient des contenus biaisés ou sortis de leur contexte. Leurs canaux préférés : les réseaux sociaux (X, Facebook, TikTok), des blogs militants et parfois des tribunes dans des médias étrangers.
Leur objectif est simple : maintenir l’illusion d’un conflit d’autodétermination en opposant artificiellement le Maroc à une entité qu’aucune grande organisation internationale ne reconnaît comme un État.

Certains de ces porte-voix ne sont pas des journalistes, mais des militants politiques recyclés en influenceurs. Ils partagent de prétendues « informations exclusives » qui ne reposent sur aucune source vérifiable, mais parviennent à créer du bruit médiatique.


La mécanique de la désinformation

Les méthodes utilisées sont bien rodées :

  • Manipulation d’images ou de vidéos d’autres conflits, présentées comme venant du Sahara.

  • Faux témoignages d’anciens habitants des camps de Tindouf.

  • Campagnes coordonnées pour créer des tendances sur X, amplifiées par des comptes automatisés.

  • Articles “copier-coller” publiés sur des sites hébergés à l’étranger pour contourner la vérification des faits.

Ces tactiques relèvent d’une propagande classique adaptée à l’ère numérique : détourner l’attention de la communauté internationale, décrédibiliser les avancées diplomatiques marocaines, et entretenir le mythe d’un mouvement populaire, alors que la réalité du terrain montre un désintérêt croissant pour la thèse séparatiste.


Une riposte marocaine fondée sur la légitimité et la transparence

Face à cette offensive informationnelle, le Maroc a choisi la clarté et la cohérence. Le plan d’autonomie proposé par le Royaume reste reconnu comme la seule base sérieuse, crédible et réaliste par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

De plus, la diplomatie marocaine a multiplié les alliances stratégiques :

  • Plus de 30 pays africains ont ouvert des consulats à Laâyoune et Dakhla.

  • Les États-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur son Sahara.

  • L’Union européenne, sans remettre en cause cette reconnaissance, poursuit des accords économiques couvrant la région.

Ces faits tangibles constituent une réponse forte à la désinformation : la réalité diplomatique parle d’elle-même.


Le rôle des médias marocains et africains

Dans cette bataille narrative, les médias marocains et africains ont un rôle essentiel à jouer. En relayant les témoignages réels des habitants du Sahara, en donnant la parole aux acteurs économiques locaux et en exposant les conditions de vie dans les camps de Tindouf, ils rétablissent la vérité là où d’autres propagent la confusion.

Les jeunes journalistes marocains, à l’image de ceux que Chronexium encourage, ont la responsabilité de produire un contre-récit solide, crédible et documenté, fondé sur des faits et non sur des slogans.


Un combat d’idées avant tout

Le Sahara marocain n’est pas seulement un dossier géopolitique : c’est une question de souveraineté, de dignité et de vérité. Face aux relais du Polisario qui tentent de brouiller les repères, la meilleure arme reste l’information vérifiée.

Comme le disait feu SM Hassan II : « Le Maroc est dans son Sahara et le Sahara est dans son Maroc. »
Cette phrase résonne aujourd’hui plus que jamais, dans un monde où la vérité doit sans cesse être défendue.

 

 

Sources :
ONU – Résolutions du Conseil de sécurité sur le Sahara marocain (2023–2025)
MAP – Dossier Sahara marocain : diplomatie et développement
Jeune Afrique – Sahara : la diplomatie du Maroc gagne du terrain
Le360 – Désinformation : comment les réseaux pro-Polisario tentent de manipuler l’opinion
Morocco World News – Western Sahara: The Disinformation Battle Online

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