Diaspora marocaine : entre transferts records et attentes politiques non satisfaites

Par Youssef Boulayoun • 27 déc. 2025, 11:37 • 2 min de lecture • Société
Diaspora marocaine : entre transferts records et attentes politiques non satisfaites

Les transferts des Marocains résidant à l’étranger battent des records, tandis que leurs attentes politiques et institutionnelles restent largement insatisfaites.

Les envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger constituent l’un des piliers les plus stables de l’économie nationale. Même dans un contexte international marqué par l’inflation et les tensions géopolitiques, ces transferts continuent de croître, assurant un apport régulier en devises et soutenant la consommation des ménages.

Cette contribution économique contraste toutefois avec un sentiment de marginalisation politique exprimé par une partie de la diaspora. Beaucoup estiment que leur relation avec le pays d’origine demeure essentiellement financière, sans traduction concrète en termes de représentation, de participation ou de prise en compte de leurs attentes spécifiques.

Les revendications récurrentes portent sur plusieurs points. La simplification des démarches administratives, la reconnaissance des compétences acquises à l’étranger, la facilitation de l’investissement productif et une meilleure intégration dans les processus décisionnels figurent parmi les priorités exprimées. À cela s’ajoute la question de la participation politique, souvent perçue comme limitée ou peu accessible.

Ce décalage alimente une forme de frustration silencieuse. Si l’attachement au pays reste fort, il s’accompagne d’une demande croissante de considération citoyenne. Le défi pour les institutions marocaines consiste désormais à dépasser une relation fondée sur les flux financiers pour construire un lien politique et civique plus équilibré, capable de mobiliser pleinement le potentiel de la diaspora.

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