Une stratégie énergétique ambitieuse
Depuis plus d’une décennie, le Maroc s’impose comme un pionnier africain des énergies propres. L’ambition de porter la part du renouvelable à 60 % d’ici 2030 s’inscrit dans la continuité du plan énergétique national lancé en 2009.
Cette stratégie repose sur des projets structurants : les complexes solaires de Noor Ouarzazate, l’extension du parc éolien de Tarfaya, et le développement de centrales hydroélectriques dans le nord et le Moyen Atlas.
Au-delà des chiffres, l’objectif est double : réduire la dépendance énergétique du Maroc — aujourd’hui importateur net — et renforcer son rôle de producteur et exportateur d’énergie verte vers l’Europe et l’Afrique.
Des investissements massifs pour une nouvelle ère énergétique
Pour atteindre cet objectif, le royaume mise sur des partenariats internationaux avec des acteurs comme Masen, Siemens Gamesa, TotalEnergies et ACWA Power.
Près de 90 milliards de dirhams d’investissements sont programmés sur cinq ans, incluant des infrastructures de transport et de stockage de l’électricité ainsi que la modernisation du réseau national.
Parmi les chantiers phares figure le projet Xlinks, qui prévoit une interconnexion sous-marine entre le Maroc et le Royaume-Uni. Ce câble de plus de 3 800 km pourrait alimenter jusqu’à sept millions de foyers britanniques en énergie solaire et éolienne marocaine.
Hydrogène vert : le nouveau pari du Maroc
En parallèle, le royaume avance sur la voie de l’hydrogène vert, une source énergétique prometteuse pour les industries et les transports.
Une feuille de route nationale a été adoptée, visant à faire du Maroc un acteur majeur dans la production et l’exportation de ce carburant propre, grâce à ses atouts naturels et à ses infrastructures solaires existantes.
Le Maroc espère ainsi devenir un pôle énergétique africain, capable d’alimenter ses voisins et de participer activement à la transition énergétique mondiale.
Une transition porteuse d’emplois et de souveraineté
Cette transition énergétique ne se limite pas aux infrastructures. Elle crée également de nouvelles perspectives d’emploi dans les métiers du solaire, de la maintenance, de la recherche et de la gestion environnementale.
Pour le gouvernement, l’enjeu est de transformer la dynamique verte en levier de développement économique inclusif, tout en réduisant l’empreinte carbone nationale.
Sources : Masen, MAP, Reuters, Africa Energy Portal, Bloomberg