Une nouvelle mobilité qui séduit les Marocains
Les applications de VTC se multiplient à Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech.
InDrive domine largement le marché, avec une base d’utilisateurs croissante. Ces plateformes offrent aux clients une alternative plus rapide et souvent moins chère que les taxis traditionnels.
Une étude récente montre que près d’un Marocain sur cinq a déjà eu recours à un VTC. Le service est perçu comme plus confortable, mieux organisé et plus sûr, notamment grâce à la transparence des tarifs et au suivi en temps réel des trajets.
Un cadre légal encore inexistant
Malgré leur popularité croissante, les applications de transport avec chauffeur opèrent toujours dans une zone grise juridique.
Le Maroc ne dispose pas encore de loi spécifique encadrant les plateformes de mobilité numérique. Les ministères du Transport et de l’Intérieur se renvoient la responsabilité de la régulation.
Certaines villes tolèrent leur activité, d’autres la répriment. Cette absence de cadre crée une tension croissante entre chauffeurs VTC et taxis agréés.
Des tensions sur le terrain

Les taxis traditionnels dénoncent une concurrence jugée déloyale.
Contrairement aux taxis, les chauffeurs VTC ne sont soumis à aucune licence ni à une grille tarifaire officielle. Des altercations ont déjà éclaté dans certaines villes, révélant la fragilité du modèle actuel.
Le ministère de l’Intérieur a récemment rappelé que toute activité de transport rémunéré devait obtenir une autorisation préalable, soulignant le caractère encore « illégal » de ces services en l’absence de réglementation claire.
Vers une régulation nécessaire
Le développement rapide du secteur impose aujourd’hui de nouvelles règles du jeu.
Les experts appellent à une législation équilibrée qui :
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protège les consommateurs,
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garantisse une concurrence loyale,
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et définisse un statut officiel pour les chauffeurs d’applications.
Certaines municipalités, notamment Casablanca, envisagent déjà des licences expérimentales VTC. Une initiative qui pourrait ouvrir la voie à un encadrement national.