Le bilan sécuritaire 2025 présenté par les autorités marocaines met en avant une évolution mesurable de plusieurs indicateurs clés. Selon les données communiquées, la criminalité globale aurait reculé d’environ 8 % par rapport à l’année précédente, avec une baisse plus marquée des crimes violents, estimée à près de 12 % dans les grandes agglomérations.
Les atteintes aux personnes, longtemps au cœur des préoccupations citoyennes, affichent un repli notable. Les cas d’agressions physiques enregistrés seraient en diminution d’environ 10 %, tandis que les vols avec violence connaîtraient une baisse proche de 9 %. Les autorités mettent en avant un taux d’élucidation en hausse, dépassant désormais 60 % pour certaines catégories d’infractions.
Ce bilan s’appuie également sur une intensification des opérations de terrain. En 2025, plus de 90 000 interventions préventives auraient été menées à l’échelle nationale, notamment dans les zones urbaines à forte densité. Les campagnes de sécurisation ciblée auraient permis le démantèlement de plusieurs réseaux criminels opérant à l’échelle régionale.
La transformation numérique constitue un autre pilier central du rapport. Les services de sécurité indiquent que plus de 70 % des procédures administratives internes sont désormais partiellement ou totalement digitalisées. L’exploitation des bases de données centralisées aurait permis de réduire les délais de traitement des affaires de près de 30 %.
La cybercriminalité, en revanche, reste en hausse. Les infractions liées aux fraudes en ligne, usurpations d’identité et escroqueries numériques auraient augmenté de plus de 20 % sur un an. Face à cette tendance, les autorités annoncent le renforcement des unités spécialisées et une augmentation significative des enquêtes à dimension numérique.
Malgré ces indicateurs positifs, le rapport reconnaît des disparités territoriales persistantes. Certaines régions continuent d’enregistrer des tensions sécuritaires localisées, alimentées par des facteurs sociaux et économiques. La perception de l’insécurité, bien que globalement en recul, demeure contrastée selon les zones et les profils de population.
À travers ce bilan chiffré, les autorités marocaines cherchent à installer un discours de maîtrise et de modernisation. Reste désormais à traduire ces résultats statistiques en un sentiment durable de sécurité au sein de la population.