Une réponse à la saturation des transports
Casablanca, métropole économique du Maroc, compte plus de 4 millions d’habitants et un parc automobile en constante expansion.
Les embouteillages quotidiens, la pollution et la pression sur les transports en commun ont poussé les autorités locales à adopter une stratégie globale : faire du métro léger un pilier du nouveau plan de mobilité urbaine.
Ce projet vise à désengorger les grands axes, relier les zones périphériques et renforcer la complémentarité avec le tramway déjà en service.
Le métro léger devrait couvrir plus de 30 kilomètres lors de sa première phase, avec une capacité de transport de 300 000 passagers par jour.
Un projet structurant pour la capitale économique
Le métro léger de Casablanca s’inscrit dans le programme de mobilité durable soutenu par la société Casa Transports et le ministère de l’Intérieur.
L’investissement global est estimé à environ 20 milliards de dirhams, financés conjointement par l’État, les collectivités locales et plusieurs partenaires internationaux.
Les premières lignes devraient relier Sidi Moumen, Ain Sebaâ, Casa-Port et Hay Hassani, avec des correspondances directes vers le tramway et les principales gares ferroviaires.
Une attention particulière sera portée à l’accessibilité, à la sécurité et à l’efficacité énergétique, notamment grâce à des rames hybrides et des infrastructures éco-conçues.
Vers une refonte du transport public marocain
Au-delà du cas casablancais, ce projet s’inscrit dans une vision nationale de modernisation des transports urbains.
Des projets similaires sont envisagés à Rabat, Marrakech et Fès, avec pour objectif d’unifier les modes de déplacement (tram, bus, train, métro léger) sous un même système intelligent de billetterie et de planification.
Le ministère du Transport mise également sur la digitalisation, avec le déploiement d’applications de mobilité urbaine, la géolocalisation en temps réel et la planification dynamique des trajets.
Impact environnemental et qualité de vie
L’un des atouts majeurs du métro léger réside dans sa contribution à la réduction de l’empreinte carbone.
Moins de voitures sur les routes, c’est moins de pollution sonore et atmosphérique, et donc une meilleure qualité de vie pour les habitants.
Les autorités estiment qu’à terme, le métro léger permettra d’éviter l’émission de plus de 100 000 tonnes de CO₂ par an, tout en favorisant une mobilité plus fluide et plus équitable.
Casablanca, laboratoire de la mobilité de demain
Avec ce chantier, Casablanca se positionne comme un laboratoire de la mobilité durable en Afrique du Nord.
L’ambition ne se limite pas au transport : elle concerne aussi l’aménagement urbain, la cohésion sociale et l’attractivité économique.
La réussite du métro léger pourrait devenir un modèle à suivre pour d’autres grandes villes marocaines confrontées aux mêmes défis.
Sources : Casa Transports, MAP, Le Matin, Hespress, Africa Urban Mobility Report