Une priorité nationale affirmée
Le Maroc place la santé et l’éducation au cœur de sa stratégie de développement pour 2026. Le budget alloué à ces deux secteurs atteindra 140 milliards de dirhams, une enveloppe en hausse de près de 16 % par rapport à l’exercice précédent.
Cette révision budgétaire vise à répondre aux défis persistants liés à la qualité des services publics, à la pénurie de personnel médical et enseignant, ainsi qu’à la modernisation des infrastructures.
Un effort sans précédent pour la santé publique
Le secteur de la santé bénéficiera d’un renforcement considérable de ses moyens. Le gouvernement prévoit notamment la construction et l’équipement de nouveaux hôpitaux régionaux, la mise à niveau des centres de santé de proximité et le déploiement de programmes de formation pour les professionnels de santé.
Cette politique s’inscrit dans la continuité du chantier de la généralisation de la couverture médicale, l’une des grandes réformes sociales du règne de Mohammed VI. L’objectif affiché : garantir à chaque citoyen un accès équitable à des soins de qualité, quel que soit son lieu de résidence.
L’éducation, pilier de la transformation nationale
Le ministère de l’Éducation nationale bénéficiera lui aussi d’une part importante de ce budget. Des fonds seront consacrés à la réhabilitation des écoles rurales, à la formation continue des enseignants, ainsi qu’à la numérisation des programmes éducatifs.
Le gouvernement ambitionne ainsi de réduire le décrochage scolaire, d’améliorer le niveau d’apprentissage des élèves et de renforcer la place de la formation technique et scientifique dans les cursus.
Répondre aux attentes de la jeunesse
Cette réorientation budgétaire intervient dans un climat social marqué par une forte demande de réformes. Les jeunes générations réclament davantage d’égalité des chances, de perspectives professionnelles et de transparence dans la gestion des fonds publics.
En consacrant une part plus importante de ses ressources à l’humain, l’État marocain cherche à poser les bases d’un nouveau contrat social, où le développement ne se mesure plus seulement en infrastructures, mais aussi en qualité de vie et en cohésion nationale.
Un pari sur l’avenir
Si ce budget traduit une réelle volonté politique, sa réussite dépendra de la bonne gouvernance, de la coordination intersectorielle et du suivi rigoureux des projets annoncés. Le Maroc semble avoir choisi de miser sur son capital humain pour consolider sa croissance et renforcer sa stabilité à long terme.
Sources : Reuters, Le Matin, MAP, Hespress