Un programme d’envergure nationale
Le ministère de l’Intérieur a confirmé la livraison prochaine de 1 000 autobus dans le cadre du Programme national de transport urbain (PNTU), première phase d’un plan global visant à doter le pays de 1 487 véhicules neufs d’ici 2029.
Cette initiative, dotée d’un budget de plus de 11 milliards de dirhams, s’inscrit dans la stratégie du Maroc pour moderniser ses réseaux de transport, renforcer la qualité du service public et réduire les disparités entre zones urbaines et périurbaines.
Des villes prioritaires et un modèle de gestion rénové
Les nouveaux bus seront déployés dans 29 villes dont Tanger, Tétouan, Fès, Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir, Fnideq, Assilah, Benguerir ou Tamansourt.
Chaque ville bénéficiera d’un modèle de gestion adapté, reposant sur des opérateurs professionnels et un système de billettique moderne.
Le programme introduit également des systèmes d’aide à l’exploitation (SAEIV), permettant un suivi en temps réel, ainsi que des outils numériques d’information voyageurs.
Un levier de mobilité durable et inclusive
Outre la modernisation du parc, ce programme ambitionne de réduire la dépendance à la voiture individuelle, d’alléger la congestion urbaine et de baisser les émissions de CO₂.
Les zones périurbaines, souvent délaissées, bénéficieront aussi d’une meilleure desserte, facilitant la mobilité quotidienne des travailleurs et des étudiants.
Les défis à venir
Si le plan séduit par son ambition, plusieurs défis restent à relever :
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garantir la maintenance régulière des bus,
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assurer la formation du personnel et la qualité du service,
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mettre en place des contrats transparents entre les municipalités et les opérateurs.
L’efficacité du dispositif dépendra aussi de la coordination entre les collectivités locales et le ministère de l’Intérieur.
Conclusion
Avec ce programme, le Maroc confirme sa volonté de bâtir une mobilité urbaine moderne, écologique et équitable. Le déploiement de ces nouveaux bus n’est pas seulement un investissement matériel : c’est une promesse d’un espace public plus fluide et plus connecté, à l’image du Maroc de demain.